Fermer camps Xinjiang et interdire produits
Les pétitionnaires demandent que le député reconnaisse les atrocités visant les Ouïghours comme génocide, conditionne les accords à la fermeture des camps du Xinjiang et à la libération des enfants, et interdise les produits issus du travail forcé. Le gouvernement répond qu’il partage ces préoccupations.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Cela obligerait le député à exiger une action internationale et à conditionner les accords à la fermeture des camps du Xinjiang et à la libération des enfants détenus, augmentant la pression pour la reddition de comptes.
- Interdire les produits liés au travail forcé des Ouïghours réduirait les incitations à l'exploitation et renforcerait la diligence raisonnable dans les chaînes d'approvisionnement.
- La reconnaissance formelle des abus comme génocide ou crimes contre l'humanité augmenterait l'urgence politique et diplomatique et justifierait des réponses multilatérales plus fortes.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Conditionner les accords et porter des accusations publiques peut nuire aux relations diplomatiques avec la Chine et compliquer la coopération sur d'autres priorités canadiennes.
- Une interdiction générale des importations risque d'être difficile à vérifier et à appliquer, et pourrait nuire à des entreprises légitimes et aux consommateurs sans preuve fiable des chaînes d'approvisionnement.
- La déclaration de génocide a des conséquences juridiques et diplomatiques; certains préféreront des enquêtes indépendantes de l'ONU et des mesures ciblées plutôt que des déclarations unilatérales.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition au député de Surrey Newton Nous, soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions le député de Surrey Newton : 1. de reconnaître que les atrocités de masse commises à l’égard des Ouïghours dans le Turkestan oriental (aussi appelé la Région autonome ouïghoure du Xinjiang) par le gouvernement de la Chine constituent un génocide, des crimes contre l’humanité et des actes de torture et de prendre l’initiative d’y mettre un terme; 2. de demander que les nouvelles ententes bilatérales et multilatérales avec le gouvernement de la Chine soient conditionnelles à la fermeture des camps de concentration, les soi disant centres de formation et d’enseignement professionnel. Le gouvernement du Canada devrait montrer la voie à suivre face à cette crise inhumaine et demander aux Nations Unies d’exiger la libération immédiate des enfants et de leur famille; 3. d’interdire tous les produits associés au travail forcé des Ouïghours.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre des Affaires étrangères Signé par Rob Oliphant Le gouvernement du Canada partage les préoccupations exprimées par les signataires concernant les violations des droits de la personne en la République populaire de Chine. Notamment en ce qui concerne les renseignements crédibles faisant état de la détention arbitraire de plus d’un million de Ouïghours et d’autres minorités musulmanes; du travail forcé et de la surveillance systémique; de la suppression des pratiques religieuses et culturelles; et de la séparation forcée des enfants de leur famille. La promotion et la protection des droits de la personne sont au cœur de la politique étrangère du Canada. Un certain nombre de mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de la personne, ainsi que d’experts indépendants, exhortent la Chine à répondre aux graves allégations de violations des droits de la personne. Tous les États sont liés par des obligations en matière de droits de la personne et doivent travailler collectivement pour répondre aux préoccupations à cet égard dans leur pays. Le Canada souhaite que la Chine réponde concrètement à ces allégations et prenne des mesures pour remédier aux violations des droits de la personne. L'objectif du Canada est de veiller à ce que son travail sur les questions relatives aux droits de la personne soit efficace et stratégique grâce à divers outils, notamment les déclarations publiques et les représentations diplomatiques, tant à l’échelon bilatéral que multilatéral, tout en collaborant avec les pays qui partagent les mêmes préoccupations. Le Canada a exprimé ses graves préoccupations à de nombreuses reprises concernant les rapports faisant état de violations systématiques des droits de la personne contre les Ouïghours au Xinjiang, en Chine. Ces préoccupations sont fondées sur des preuves crédibles et des rapports présentés par des organes des Nations Unies, des organisations internationales de défense des droits de la personne et des victimes. Le Canada a renforcé à plusieurs reprises à la Chine de mettre fin à la répression des Ouïghours et d’autres minorités, de permettre la tenue d’enquêtes indépendantes des Nations Unies sur la situation et de mettre en œuvre les recommandations du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur les violations des droits de la personne au Xinjiang. Cet engagement est renforcé par l’engagement multilatéral du Canada en matière de droits de la personne. Le Canada continue de prendre des mesures pour soutenir le peuple ouïghour en Chine par la diplomatie et les efforts aux Nations Unies, notamment par l’intermédiaire du Conseil des droits de l’homme. Le 29 septembre 2025, le Canada a réaffirmé devant les Nations Unies qu’il demeure résolu à promouvoir la démocratie, le pluralisme et les droits de la personne comme piliers centraux de sa politique étrangère. En réponse à l’unilatéralisme croissant et à l’instabilité mondiale, le Canada continue de défendre le droit international et la coopération multilatérale afin de protéger la dignité et les droits des personnes dans le monde entier. Le Canada a également œuvré à soutenir les Ouïghours dans les pays tiers à l’aide de mesures diplomatiques pour s’opposer aux retours forcés et en créant une voie d’immigration dédiée aux Ouïghours dans les pays tiers qui sont à risque. Le Canada a mis en œuvre une série de mesures commerciales pour lutter contre les violations des droits de la personne et les abus au Xinjiang : l’interdiction des importations issues du travail forcé; la Déclaration d’intégrité sur la conduite des affaires des entreprises canadiennes avec les entités du Xinjiang; la publication d’un avis aux entreprises mettant en garde contre les risques dans les chaînes d’approvisionnement du Xinjiang; et l’amélioration des contrôles et des directives à l’exportation pour les entreprises canadiennes. Le 10 décembre 2024, le Canada a invoqué la Loi sur les mesures économiques spéciales afin d’imposer des sanctions à huit fonctionnaires actuels et anciens de la République populaire de Chine pour leur rôle respectif dans de graves violations des droits de la personne. Plus récemment, le 11 novembre 2025, la ministre des Affaires étrangères, a soulevé la situation des droits de la personne en Chine directement avec son homologue chinois. De plus, le Canada collabore régulièrement avec un large éventail d’organisations de la société civile, de communautés de la diaspora et de groupes confessionnels et de croyances, ainsi qu’avec des partenaires internationaux, afin d’éclairer sa défense des droits de la personne. Alors que le gouvernement s’efforce de promouvoir les intérêts canadiens dans un contexte géopolitique en évolution rapide, il continuera de prendre des mesures efficaces et stratégiques à l’appui de la démocratie, du pluralisme et des droits de la personne.