Déclarer le cancer du pancréas prioritaire
Les pétitionnaires demandent au gouvernement du Canada de déclarer le cancer du pancréas priorité nationale, d’adopter des lignes remboursées, d’augmenter le financement, de couvrir les déplacements d’essai et de renforcer la surveillance de l’APP. Le gouvernement répond qu’il modernise les essais et finance la recherche.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Établit des normes nationales cohérentes pour les tests somatiques et les essais cliniques, offrant aux oncologues des directives claires et aux patients un accès uniforme aux soins personnalisés.
- Déclarer le cancer du pancréas priorité nationale et accroître le financement pourrait accélérer la détection précoce et les essais susceptibles d’améliorer la survie.
- Couvrir les déplacements et moderniser les essais réduit les obstacles géographiques et financiers, favorisant la participation des régions rurales et mal desservies.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Exigerait des dépenses fédérales importantes et entraînerait des arbitrages avec d’autres priorités de santé et budgétaires.
- La coordination de lignes directrices nationales et d’infrastructures d’essais entre provinces est complexe et risque des duplications ou conflits avec les efforts de modernisation existants.
- Renforcer la surveillance de l’APP et imposer le remboursement pourrait entrer en conflit avec l’autorité des régimes provinciaux et compliquer les processus de négociation.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition à la Chambre des communes Les essais cliniques axés sur la médecine moléculaire se limitent à l’Ontario, la Colombie-Britannique, le Québec et l’Alberta; L’absence de lignes directrices nationales empêche les oncologues de recommander systématiquement des tests somatiques ou des essais cliniques pour le traitement du cancer du pancréas; Le taux de survie sur cinq ans pour le cancer du pancréas demeure à 10 %, ce qui témoigne du besoin urgent d’améliorer les soins; PanCAN offrait auparavant aux Canadiens un profilage moléculaire gratuit dans le cadre du programme « Connaissez votre tumeur », mais il n’existe pas de programme équivalent appuyé par le gouvernement; La Precision Medicine Initiative des États-Unis montre que les essais adaptatifs et les tests de détection des biomarqueurs à grande échelle améliorent considérablement les résultats des patients – des pratiques que le Canada n’a pas pleinement adoptées; Des obstacles financiers et géographiques limitent l’accès aux essais cliniques pour les Canadiens vivant à l’extérieur des grands centres urbains, les frais de déplacement et d’hébergement n’étant pas remboursés; La modernisation des essais cliniques par Santé Canada et le cadre CRAFT nécessitent un soutien supplémentaire substantiel; Le financement insuffisant de la recherche sur le cancer du pancréas, notamment le dépistage précoce, empêche toute amélioration importante du taux de survie des patients; Sans désignation prioritaire pour le cancer du pancréas à l’échelle nationale, l’approche fragmentée du Canada néglige d’intégrer les essais cliniques et les tests de détection des biomarqueurs dans les soins standard. Nous soussignés, citoyens et résidents du Canada, prions le gouvernement du Canada de : 1. Déclarer le cancer du pancréas priorité nationale pour assurer une action coordonnée et globale; 2. Établir des lignes directrices sur les tests somatiques, les essais cliniques et les soins palliatifs, prévoyant clairement leur remboursement; 3. S’engager à diversifier et à augmenter le financement destiné à la recherche sur le cancer du pancréas, en particulier dans les domaines du dépistage précoce, de l’infrastructure d’essais et du soutien équitable aux régions mal desservies; 4. Garantir un accès équitable aux essais cliniques en couvrant les frais de déplacement des patients et de leurs aidants au moyen de partenariats avec des lignes aériennes, des hôtels et des transporteurs; 5. Accroître la surveillance des processus d’approbation de l’Alliance pharmaceutique pancanadienne grâce à des procédures transparentes et à des délais fermes; 6. Élargir le soutien à la modernisation des essais cliniques par Santé Canada et le cadre CRAFT, en mettant l’accent sur les régions rurales et mal desservies.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de la Santé Signé par Maggie Chi Au Canada, le cancer touche presque toutes les familles. Il s’agit de la principale cause de décès au pays, et son impact coûte chaque année près de 40 milliards de dollars aux patients, à leurs familles et au système de santé. C'est pourquoi notre gouvernement reconnaît l’importance de moderniser le cadre réglementaire des essais cliniques afin d’améliorer l’accès à la recherche clinique pour les Canadiens atteints de maladies graves, y compris le cancer du pancréas. Dans le cadre de l’Initiative de modernisation des essais cliniques de Santé Canada, notre gouvernement fait progresser les efforts visant à créer un cadre d’essais cliniques plus souple, fondé sur le risque et axé sur les patients. Ce travail vise à appuyer le développement de thérapies novatrices et à contribuer à ce que les patients ayant des besoins médicaux urgents puissent bénéficier des plus récents progrès de la recherche. Un objectif clé de cette initiative est de favoriser une participation plus large et plus équitable aux essais cliniques pour les personnes vivant au Canada, y compris celles des régions rurales, éloignées ou mal desservies. Plus précisément, le cadre proposé met l’accent sur des approches inclusives des essais cliniques, notamment en permettant des éléments d’essais décentralisés et en soutenant une meilleure représentation des populations historiquement sous-représentées dans la recherche clinique. Ce cadre soutient l’innovation et améliore l’accès des patients à des traitements potentiellement vitaux, y compris pour les personnes atteintes d’un cancer du pancréas. Dans le cadre de cette initiative, Santé Canada a lancé, le 20 décembre 2025, une consultation publique de 90 jours sur le projet de Règlement sur les essais cliniques et sur les documents d’orientation associés. De plus, le 8 septembre 2025, Santé Canada a publié un rapport présentant les mesures prises par le Ministère pour moderniser les processus réglementaires et réduire les formalités administratives dans le secteur des produits de santé. Ces mesures appuient l’engagement de notre gouvernement à éliminer les règles et processus désuets ou inutilement complexes et à simplifier la prise de décisions réglementaires. En ce qui concerne les médicaments, le Ministère s’est engagé à améliorer l’accès grâce à une collaboration internationale accrue, à l’harmonisation et au recours à des décisions internationales, à simplifier le Règlement sur les aliments et drogues, à répondre aux fardeaux identifiés par les intervenants afin de soutenir des approbations plus rapides et à moderniser le cadre des essais cliniques. Santé Canada continue de travailler avec l’industrie, les partenaires du système de santé, les chercheurs et les patients pour renforcer l’écosystème canadien des essais cliniques, notamment pour les patients touchés par le cancer du pancréas et d’autres maladies graves. Les commentaires reçus dans le cadre de la consultation publique contribueront à éclairer la version finale du règlement et les efforts continus visant à améliorer l’accès équitable aux essais cliniques pour les Canadiens. En ce qui concerne la recherche sur le cancer du pancréas, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), l’organisme fédéral de financement de la recherche en santé, ont investi plus de 1,1 milliard de dollars dans la recherche sur le cancer (détection précoce, essais cliniques et découverte de nouveaux traitements), dont 34 millions de dollars ont été alloués à la recherche sur le cancer du pancréas entre 2020-2021 et 2024-2025. À titre d’exemple, les IRSC investissent 1,1 million de dollars dans les travaux du Dr Franco Vizeacoumar et de son équipe à l’Université de la Saskatchewan. Cette équipe met au point une approche novatrice pour traiter l’adénocarcinome canalaire du pancréas et, ainsi, remédier aux options thérapeutiques limitées. En outre, les IRSC investissent dans la Chaire de recherche du Canada sur le cancer du pancréas et l’évolution du cancer, dirigée par le Dr Faiyaz Notta à l’Université de Toronto. Le Dr Notta souhaite accroître les taux de survie des patients atteints de ce type de cancer en levant le voile sur les mécanismes biologiques sous-jacents à l’évolution de la maladie, du diagnostic initial jusqu’aux stades avancés. Par ailleurs, les IRSC ont récemment annoncé un investissement de 41 millions de dollars dans la prévention du cancer. Ils appuieront ainsi 19 équipes qui élaboreront et diffuseront de nouvelles méthodes de prévention, de réduction des risques et de détection précoce pour certains des cancers les plus fréquemment diagnostiqués au Canada et ailleurs dans le monde, dont le cancer du pancréas. Quant à l’Alliance pharmaceutique pancanadienne, son mandat est de mener des négociations collectives fondées sur des avis d’experts au nom des régimes d’assurance-médicaments publics participants, avec pour objectifs : Accroître l’accès à des traitements rentables et pertinents sur le plan clinique ; Atteindre des coûts constants et réduits pour les médicaments ; Amélioration de la cohérence dans les décisions de financement ; et Réduction des chevauchements et optimisation de l’utilisation des ressources. L’APP est une organisation indépendante dont les administrations membres comprennent les régimes d’assurance-médicaments publics de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Terre-Neuve-et-Labrador, du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, ainsi que des régimes fédéraux de médicaments administrés par le programme des services de santé non assurés de Services autochtones Canada, Service correctionnel Canada, Anciens Combattants Canada et le ministère de la Défense nationale. Ces administrations participantes sont représentées au conseil d’administration de l’APP, qui est responsable des fonctions de gouvernance, d’échange des connaissances sur les priorités et les enjeux systémiques des administrations, ainsi que de la détermination et de l’orientation des initiatives nécessitant une action et un leadership collectifs. L’APP s’est engagée à améliorer sa capacité de négociation et ses délais en réponse à l’augmentation du volume et de la complexité des négociations sur les prix des médicaments. Depuis 2020, la durée totale de négociation s’est nettement améliorée, passant de 11 mois à 6,5 mois, soit une baisse de 41 %. De plus, l’APP travaille sur de nouvelles approches pour ses processus de négociation dans le but de soutenir une couverture publique des médicaments en temps opportun pour les patients canadiens. Par exemple, en décembre 2025, l’APP a lancé deux voies de négociation accélérées pour améliorer la rapidité et la prévisibilité : Processus de négociation précoce (PNP) : une voie accélérée pour certains médicaments contre le cancer approuvés dans le cadre du projet Orbis, avec l’objectif de terminer les négociations en trois à quatre mois, en parallèle avec la recommandation finale de l’évaluation des technologies de la santé. Processus de négociation ciblé (PNC) : une voie simplifiée pour des négociations non complexes, comprenant des médicaments comparables aux thérapies existantes. Il est important de préciser que l’APP ne prend pas les décisions finales de remboursement au nom des régimes d’assurance-médicaments publics participants. Ces derniers sont responsables de la décision finale quant à la couverture d’un médicament et doivent établir des ententes individuelles sur la liste des produits avec les fabricants de médicaments. Au Canada, il existe deux organismes d’évaluation des technologies de la santé qui examinent l’efficacité clinique et la rentabilité d’un produit pharmaceutique : l’Agence canadienne des médicaments (CDA-AMC) et, au Québec, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS). La CDA-AMC et l’INESSS formulent des recommandations à savoir si un médicament doit être remboursé, en tenant compte de la rentabilité et d’autres facteurs clés. L’APP prend ensuite en compte ces recommandations et d’autres éléments afin de déterminer si elle engagera des négociations de prix avec un fabricant pour soutenir la couverture publique d’un médicament. Après une négociation réussie, l’APP enverra une lettre d’intention qui établit les conditions initiales entre l’APP et le fabricant du médicament.