Augmenter le salaire minimum aéroportuaire fédéral
Les pétitionnaires demandent à Transports Canada, avec EDSC, d'établir un salaire minimum fédéral plus élevé pour les travailleurs aéroportuaires sous réglementation fédérale, calculé sur le salaire vital régional. Le gouvernement répond qu'il a établi un salaire minimum fédéral indexé et que les employés fédéraux reçoivent le taux applicable le plus élevé.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Cela augmenterait les salaires au niveau du salaire vital pour que les travailleurs couvrent logement, nourriture et réduise le besoin d’occuper plusieurs emplois.
- Cela mobiliserait la compétence fédérale sur les aéroports pour instaurer une norme uniforme pour les travailleurs aéroportuaires fédéraux.
- Calculer les salaires selon le salaire vital régional aligne la rémunération sur le coût local de la vie et limite les écarts régionaux.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Imposer des salaires plus élevés augmenterait les coûts salariaux des employeurs, pouvant être répercutés sur les usagers ou réduire l'embauche.
- Certains employeurs pourraient externaliser, automatiser ou réduire les heures, risquant des pertes d'emplois ou des horaires réduits.
- Définir et mettre à jour des salaires vitaux régionaux ajoute de la complexité administrative et peut chevaucher les systèmes provinciaux de salaire minimum.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition au gouvernement du Canada Les travailleurs aéroportuaires sont confrontés à des conditions de travail de plus en plus précaires, beaucoup d’entre eux gagnant de faibles salaires malgré leurs années de service et occupant deux emplois ou plus pour subvenir à leurs besoins de base; Un salaire minimum vital est défini comme un revenu qui permet à un travailleur de se loger, de se nourrir, de bénéficier de soins de santé complets, de faire garder ses enfants, de se déplacer et de subvenir à ses autres besoins essentiels; L’Autorité de l’aéroport international de Vancouver s’est déclarée employeur offrant un salaire minimum vital et a encouragé tous ses prestataires de services à offrir un salaire minimum vital à leurs employés; L’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto a publié un document intitulé Pearson Standard en juin 2023, qui énonce dans sa section sur les normes d’emploi que tous les employeurs de l’aéroport sont encouragés à offrir des salaires qui permettent aux travailleurs de se loger, de la nourriture et des produits de première nécessité; Les travailleurs aéroportuaires gagnent des salaires variés, allant du salaire minimum à des salaires plus élevés, souvent en fonction du fait que leur employeur soit une compagnie aérienne, un contractant gouvernemental, un prestataire de services aériens, un employeur de l’autorité aéroportuaire ou un prestataire de services de l’autorité aéroportuaire; et Le gouvernement fédéral a compétence sur les industries et les lieux de travail fédéraux tels que les aéroports, la radiodiffusion, les chemins de fer, les ports, les télécommunications et les banques. Nous soussignés, citoyens du Canada, prions le gouvernement du Canada à demander à Transports Canada de collaboration avec Emploi et Développement social Canada afin d’établir un salaire minimum fédéral plus élevé pour les travailleurs aéroportuaires employés dans les opérations aériennes ou les opérations terminales relevant de la compétence fédérale, qui sera calculé en fonction du salaire minimum vital pour la région où se trouve l’aéroport.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre de l’Emploi et des Familles et ministre responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario Signé par Annie Koutrakis Le gouvernement du Canada remercie les soussignés d'avoir proposé que le salaire minimum fédéral pour les travailleurs aéroportuaires relevant de la compétence fédérale soit calculé en fonction du salaire minimum vital pour la région où se trouve l'aéroport. Des emplois de qualité favorisent une économie forte. C'est pourquoi, en 2021, le gouvernement est allé de l'avant en modifiant la partie III (normes du travail) du Code canadien du travail (Code) afin de prévoir un salaire minimum fédéral d'au moins 15 $ l'heure. Les modifications prévoyaient également que le salaire minimum fédéral soit rajusté le 1er avril de chaque année en fonction de l'indice des prix à la consommation annuel moyen du Canada par rapport à celui de l'année civile précédente. Ce rajustement annuel automatique fait en sorte que la rémunération des travailleurs au salaire minimum des secteurs privés sous réglementation fédérale suit l’augmentation du coût de la vie d'une année à l'autre. Par conséquent, le salaire minimum fédéral a augmenté de façon constante, passant de 15,00 $ en 2021 à 17,75 $ en 2025, l'un des taux les plus élevés de toutes les provinces et territoires canadiens. Les employés sous réglementation fédérale qui travaillent dans une province ou un territoire où le salaire minimum provincial ou territorial dépasse le taux fédéral ont droit au plus élevé des deux taux. L’établissement d’un salaire minimum fédéral indépendant qui est rajusté chaque année a été recommandé par le Comité d’experts sur les normes du travail fédérales modernes en 2019. Cette mesure s’harmonise avec d’autres modifications récentes au Code qui visaient à s’assurer que les employés du secteur privé sous réglementation fédérale, dont relèvent la plupart des travailleurs aéroportuaires, disposent d’un ensemble solide et moderne de normes du travail. Par exemple, en 2021, le gouvernement a étendu la portée de la protection visant l'égalité de rémunération en vertu de la partie I (Relations industrielles) du Code à un plus grand nombre d'employés travaillant dans les aéroports dans le secteur sous réglementation fédérale du transport aérien afin d’éviter qu’un employé touché par la réattribution d’un contrat reçoive un salaire inférieur à celui qui était versé en vertu de la convention collective antérieure, s’il effectue le même travail ou un travail essentiellement semblable. Ce changement s'appuie sur les modifications apportées en 2019 à la partie III du Code garantissant que les employés dont l'employeur change en raison d’une réattribution de contrat ne perdent pas certains droits prévus à la partie III qui sont fondés sur le fait qu'un employé a cumulé une certaine période d'emploi sans interruption auprès du même employeur (p. ex. semaines supplémentaires de congés annuels, 12 mois pour avoir accès à l'indemnité de départ). Ces changements ont été apportés, en partie, en reconnaissance du rôle crucial joué par les Canadiens qui travaillent dans les aéroports dans toutes les régions du pays. Le gouvernement remercie les pétitionnaires de leur engagement à l'égard de cet objectif commun d'améliorer les conditions de travail des travailleurs canadiens.