Négocier un pacte CANZUK
Les pétitionnaires demandent que le Canada négocie un pacte CANZUK pour la mobilité diplômée et la reconnaissance des titres, et renforce la coopération en défense. Le gouvernement répond que le Canada collabore déjà avec ces partenaires sur mobilité et défense, évalue un avion de 6e génération et rappelle que la reconnaissance dépend des provinces.
Pourquoi nous signerions cette pétition
- Renforcer les liens entre alliés partageant les mêmes valeurs crée un pilier stratégique supplémentaire et réduit la dépendance à un seul partenaire.
- Un programme de mobilité pour diplômés avec reconnaissance mutuelle faciliterait la circulation des travailleurs qualifiés, offrirait des opportunités aux jeunes professionnels et aiderait à combler des pénuries de main‑d’œuvre.
- La coopération en matière de défense et le développement conjoint améliorent l’interopérabilité, partagent les coûts et soutiennent la capacité industrielle de défense du Canada.
Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition
- Négocier la reconnaissance mutuelle et de nouvelles règles de mobilité est complexe et coûteux, et la délivrance des permis professionnels relève majoritairement des provinces.
- Le projet CANZUK pourrait dupliquer ou détourner l’attention d’accords existants et d’autres priorités, entraînant des inefficacités ou des conflits d’engagements.
- La libre circulation totale soulève des préoccupations de sécurité publique, de réglementation et de marché du travail; sa mise en œuvre serait politiquement et administrativement difficile.
Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.
Pétition officielle
Pétition au Gouvernement du Canada le retrait américain des affaires mondiales laisse le Canada dans une position vulnérable, et nous devons renforcer nos autres partenariats pour faire face à cette réalité; un pacte entre le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, appelé CANZUK, obtient maintenant un appui dans l’ensemble du spectre politique; ces pays sont de très proches alliés, partageant un système de gouvernement issu d’une histoire et de valeurs communes qui les unissent sur de vastes distances; chacun de nos gouvernements travaille en étroite collaboration dans le cadre de nombreuses organisations internationales telles que le Commonwealth, le PTPGP, le Groupe des cinq, le G7 et l’OTAN; nos pays, extraordinairement riches en ressources et abritant les gens les plus instruits au monde, comptent au total 140 millions de personnes; nous avons bâti les sociétés les plus tolérantes du monde, où la diversité est notre force et où les minorités visibles se voient confier les fonctions les plus élevées; le renforcement des liens fondés sur une compatibilité manifeste peut établir un nouveau pilier du monde démocratique qui pourrait nous défaire de notre dépendance passée à l’égard des États Unis. Nous, soussignés, citoyens du Canada, prions le gouvernement du Canada de : 1. Entrer dans les négociations pour un pacte CANZUK couvrant la mobilité de la main-d’œuvre et la sécurité, comme point de départ; 2. Créer un programme permettant aux diplômés universitaires de voyager et travailler librement dans chacun des pays, reconnaissant mutuellement la plupart des titres professionnels dans des domaines comme les soins de santé et l’ingénierie; 3. Reconnaître à titre d’objectif à long terme la libre circulation de tous les citoyens; 4. Renforcer les liens de sécurité par des ententes de défense mutuelle et développer conjointement la technologie militaire; 5. Commencer en participant aux efforts britanniques pour un avion de chasse de sixième génération, plutôt que de choisir l’option américaine. 1. Entrer dans les négociations pour un pacte CANZUK couvrant la mobilité de la main-d’œuvre et la sécurité, comme point de départ; 2. Créer un programme permettant aux diplômés universitaires de voyager et travailler librement dans chacun des pays, reconnaissant mutuellement la plupart des titres professionnels dans des domaines comme les soins de santé et l’ingénierie; 3. Reconnaître à titre d’objectif à long terme la libre circulation de tous les citoyens; 4. Renforcer les liens de sécurité par des ententes de défense mutuelle et développer conjointement la technologie militaire; 5. Commencer en participant aux efforts britanniques pour un avion de chasse de sixième génération, plutôt que de choisir l’option américaine.
Réponse du gouvernement
Réponse de la ministre des Anciens Combattants et ministre associée de la Défense nationale Signé par Sherry Romanado Partie 4 Le Canada a une longue et continue histoire de collaboration internationale étendue, renforçant les liens de sécurité par des engagements de défense mutuelle et développant conjointement la technologie militaire. Cela inclut un engagement régulier avec le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sur la coordination et la coopération des politiques de défense, le partage de renseignements, la coopération opérationnelle, la collaboration matérielle, la recherche et le développement collaboratifs, ainsi que le développement technologique. Plus récemment, le 16 mars 2026, le Premier ministre du Canada a rencontré son homologue britannique. Ils ont confirmé la force du partenariat Canada-Royaume-Uni et les travaux en cours pour approfondir la coopération économique et sécuritaire. De plus, le 5 mars 2026, le Premier ministre du Canada et le Premier ministre de l’Australie ont publié une déclaration conjointe réaffirmant l’engagement de l’Australie et du Canada à collaborer au développement de la technologie radar au-delà de l’horizon, avec des bénéfices à long terme pour nos deux bases industrielles de défense. La déclaration publiée conjointement est disponible ici. De plus, la nouvelle Stratégie industrielle de défense du Canada met en lumière des domaines où le Canada élargira sa collaboration dans l’Indopacifique, notamment avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande, entre autres partenaires. Ces partenariats mettront l’accent sur le travail conjoint, la production conjointe et le partage des technologies clés et de la propriété intellectuelle de manière à renforcer les alliances tout en soutenant la souveraineté canadienne. Le Canada continuera d’approfondir ses partenariats avec le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Partie 5 Le Canada continue d’évaluer les initiatives alliées de sixième génération afin de comprendre les possibilités de participation significative du Canada et de bénéficier aux industries aérospatiales et de défense canadiennes, en plus de considérations fondamentales telles que la capacité, l’interopérabilité (y compris avec les systèmes de défense nord-américains), le coût, l’échéancier et le maintien à long terme. Cela inclut le Programme mondial de combat aérien, géré conjointement par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. Réponse de la ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté Signé par PETER FRAGISKATOS, DÉPUTÉ Entamer des négociations en vue d’un pacte entre le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni, appelé CANZUK, couvrant la mobilité de la main-d’œuvre et la sécurité comme point de départ Le Canada entretient des relations de longue date avec des partenaires aux vues similaires, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni (R.-U.), grâce à une collaboration au sein de plusieurs forums, comme le Commonwealth, le Groupe des cinq, le Groupe des sept (G7) et l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Ces partenariats sont également renforcés par des accords de libre-échange qui soutiennent l’intégration économique et la diversification du commerce, ce qui comprend des dispositions sur la mobilité de la main-d’œuvre. En 2021, le Canada et le R.-U. ont signé l’Accord de continuité commerciale Canada–Royaume-Uni, un accord bilatéral qui facilite les débouchés commerciaux et économiques pour les citoyens du R.-U. et du Canada. Cet accord reflète la force et la profondeur de l’amitié entre le Canada et le R.-U. En outre, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le R.-U. sont signataires de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP), un accord de libre-échange très ambitieux qui facilite le commerce, l’investissement et la mobilité de la main-d’œuvre hautement qualifiée. Le Canada a également conclu des ententes bilatérales d’échange de renseignements sur l’immigration avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le R.-U. afin d’améliorer l’efficacité et la sécurité de la frontière, en établissant et en vérifiant, le plus tôt possible, l’identité et l’admissibilité des ressortissants étrangers. Grâce à ces accords et ces ententes, le gouvernement du Canada a établi des mécanismes solides et efficaces qui font progresser les priorités économiques et stratégiques communes avec des partenaires aux vues similaires. Créer un programme permettant aux diplômés universitaires de voyager et travailler librement dans chacun des pays, reconnaissant mutuellement la plupart des titres professionnels dans des domaines comme les soins de santé et l’ingénierie; et reconnaître l'objectif à long terme de la libre circulation pour tous les citoyens L’Accord PTPGP est un accord clé qui réduit les obstacles au commerce, favorise la coopération en matière de réglementation et comprend des dispositions qui facilitent l’entrée temporaire de gens d’affaires très instruits et hautement qualifiés, comme des professionnels, des investisseurs et des personnes mutées à l’intérieur d’une entreprise. Ces dispositions représentent une voie importante fondée sur des règles qui renforce la mobilité et l’intégration économique entre le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le R.-U. Ainsi, les diplômés universitaires de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande et du R.-U. qui répondent aux critères et aux exigences du PTPGP, comme une offre d’emploi, peuvent venir travailler au Canada. De même, les Canadiens qualifiés, y compris les diplômés universitaires, peuvent bénéficier d’une mobilité facilitée et de possibilités économiques en Australie, en Nouvelle-Zélande et au R.-U. Le Canada soutient également la mobilité internationale au moyen de programmes existants d’Immigration, Refugiés et Citoyenneté Canada, y compris le programme Expérience internationale Canada (EIC) qui facilite les accords de mobilité des jeunes du Canada avec plus de 35 pays et territoires, ce qui permet aux jeunes âgés de 18 à 35 ans de travailler et de voyager au Canada et aux jeunes Canadiens de faire de même à l’étranger dans trois catégories : vacances-travail, jeunes professionnels et stage coop international. Le Canada a conclu des accords de longue date sur la mobilité des jeunes avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le R.-U. Bien que les modalités varient d’un partenaire à l’autre (p. ex. catégories et nombre de fois qu’un jeune peut participer), ces ententes permettent aux jeunes de travailler et de voyager pendant une période maximale de 23 mois en Nouvelle-Zélande et de 36 mois en Australie et au R.-U. Le Canada continue de collaborer avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le R.-U. dans le cadre d’activités de mobilisation et de promotion afin de renforcer la sensibilisation et les liens interpersonnels. En plus des dispositions particulières en matière de mobilité prévues dans le PTPGP et le programme EIC, qui relèvent du Programme de mobilité internationale, les diplômés universitaires qui ont reçu une offre d’emploi d’un employeur canadien peuvent également tirer parti d’un certain nombre de volets d’immigration pour venir travailler au Canada. Par exemple, certains volets facilitent l’entrée des universitaires, des chercheurs et des personnes mutées à l’intérieur d’une entreprise. En ce qui concerne la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles, il est important de noter que, à l’exception de quelques professions sous réglementation fédérale, la reconnaissance des titres de compétences étrangers et l’octroi de permis de pratique pour les professions réglementées (p. ex. ingénieurs, infirmières et médecins) relèvent de la compétence des provinces et des territoires. Les accords de reconnaissance mutuelle (ARM) sont généralement négociés entre les organismes de réglementation nationaux, conformément aux lignes directrices énoncées dans les accords de libre-échange entre le Canada et d’autres pays. Toutefois, les accords régionaux peuvent également être négociés entre des organismes de réglementation individuels (p. ex. les organismes de réglementation des provinces et territoires et les organismes de réglementation d’autres pays). À l’heure actuelle, le Canada participe à huit ARM liés à l’ingénierie avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le R.-U. Six de ces ARM sont des accords signés conjointement, un accord a été signé avec l’Australie et un autre a été signé avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Le Canada est signataire de quatre ARM pour les professions du secteur de la santé. Un accord a été signé avec l’Australie et concerne les praticiens en soins dentaires, un autre a été signé avec la Nouvelle-Zélande et concerne également les praticiens en soins dentaires. Un accord a été signé avec l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni et concerne les orthophonistes et les audiologistes, alors qu’un autre accord a été signé avec le Royaume-Uni et concerne les vétérinaires. Il existe également un accord entre l’Ontario et l’Australie à propos des diététiciens. Tout examen de nouveaux programmes de mobilité pour les diplômés ou d’une reconnaissance mutuelle élargie des qualifications professionnelles nécessiterait une analyse plus approfondie et un accord entre les gouvernements participants, en tenant compte des exigences réglementaires, des besoins du marché du travail et de la sécurité publique. Le gouvernement du Canada demeure déterminé à renforcer ses partenariats avec des pays aux vues similaires, tout en veillant à ce que les cadres de mobilité continuent de concilier les possibilités économiques et les intérêts de la population canadienne.