Résumé#
La Loi sur la préparation aux pandémies et aux urgences, 2022 est une loi ontarienne promulguée. Elle crée deux lois et modifie cinq autres. Son objectif déclaré est d'améliorer la préparation aux urgences et de soutenir les services publics ; ce sont des objectifs, pas des résultats garantis.
- Les programmes d'urgence doivent évaluer les dangers, identifier les biens et ressources nécessaires, et communiquer ces informations à la Gestion des urgences de l'Ontario. Le Procureur général doit élaborer un plan provincial d'urgence, organiser des formations et des exercices, publier des rapports annuels sur les progrès, revoir le plan au moins tous les cinq ans et publier un cadre de responsabilité en cas d'urgence.
- Le Conseil du terminal alimentaire de l'Ontario doit élaborer et maintenir un plan pour assurer la continuité des opérations pendant les urgences. Le ministre peut ordonner au Conseil d'utiliser le plan ; les opérations temporaires à un autre emplacement ne peuvent durer plus de 30 jours à la fois.
- Le ministre doit maintenir des stocks prescrits d'équipements de protection individuelle (EPI) et de certains fournitures et équipements critiques. Le ministre peut fournir des services de chaîne d'approvisionnement, y compris l'approvisionnement, la logistique, l'inventaire, les contrats et l'élimination des surplus. Les entités gouvernementales et du secteur public doivent utiliser ces services si le ministre leur en donne avis.
- La loi permet des règlements sur l'accès électronique aux dossiers de santé et sur la collecte, l'utilisation et la divulgation d'informations personnelles sur la santé par les équipes de santé de l'Ontario. Elle établit également de nouvelles règles pour l'enregistrement des professions de santé, y compris des limites sur l'exigence d'expérience canadienne, sous réserve d'exemptions réglementaires.
- Les ministres peuvent financer les employeurs pour augmenter la rémunération des employés dans le cadre de programmes prévus par les règlements. Ces programmes peuvent être temporaires ou permanents et peuvent avoir des règles d'admissibilité différentes pour différents groupes d'employés.
Ce que cela signifie pour vous#
- Fonctionnaires et agences gouvernementales : Leurs programmes d'urgence doivent identifier les risques, les infrastructures à risque, et les biens, services et ressources nécessaires pour répondre. Ils doivent fournir des informations connexes chaque année et lorsque le chef le demande. Le plan provincial doit guider les plans d'urgence pertinents.
- Fourniture alimentaire et utilisateurs du terminal alimentaire de l'Ontario : Le ministre de l'Agriculture doit faire rapport sur la sécurité et la stabilité de l'approvisionnement alimentaire de l'Ontario. Le Conseil du terminal alimentaire doit planifier la continuité en cas d'urgence, y compris l'utilisation temporaire d'un autre emplacement. La loi ne garantit pas que les approvisionnements alimentaires resteront stables.
- Acheteurs du secteur public et de la santé : Un gouvernement ou une entité du secteur public prescrite doit obtenir les services de chaîne d'approvisionnement du ministre pour des articles spécifiés après avoir reçu un avis. Le ministre peut établir des politiques publiques pour prioriser les fournitures. D'autres organisations peuvent recevoir des services uniquement en vertu d'un accord et si cela ne nuit pas au service aux entités gouvernementales et du secteur public. Les particuliers peuvent recevoir des services sous la même condition de non-négativité.
- Personnes cherchant à s'enregistrer dans une profession de santé : Les collèges doivent suivre les règles de compétence linguistique établies par règlement. Ils ne peuvent pas exiger d'expérience canadienne à moins que les règlements ne prévoient une exemption. Chaque conseil de collège doit établir une classe d'enregistrement d'urgence qui répond aux exigences réglementaires. La loi permet également des règlements pour établir des délais de décision ; elle ne fixe pas elle-même ces délais.
- Patients : Les règlements peuvent autoriser l'Agence à spécifier des formats électroniques pour accéder aux dossiers de santé. Les règlements peuvent également établir des conditions et des garanties pour le traitement des informations personnelles sur la santé par les équipes de santé de l'Ontario. La loi ne fixe pas elle-même toutes ces règles.
- Employés couverts par un programme de compensation : Le financement doit être utilisé pour augmenter la compensation des employés admissibles. Pour les programmes prescrits, un employeur n'a pas besoin d'un accord syndical pour effectuer les paiements, et une plainte en vertu de l'une des deux lois du travail nommées ne peut pas être déposée concernant le paiement du programme. La loi limite également les réclamations contre la Couronne liées à la loi et aux programmes ; elle ne fait pas des employés financés des employés de la Couronne.
- Personnes et entreprises revendant des fournitures : Il est interdit de vendre ou d'offrir à vendre des EPI ou des fournitures critiques obtenues par les services de chaîne d'approvisionnement du ministre sans frais ou contre rémunération. Les amendes varient de 100 $ à 20 000 $ pour un particulier et de 20 000 $ à 250 000 $ pour une société.
Finances#
La loi exige certaines dépenses et permet le financement et les frais de recouvrement, mais aucune estimation des coûts n'est fournie.
- Le ministre doit maintenir des EPI et des fournitures critiques prescrits. Le ministre peut facturer des frais pour récupérer les coûts des biens ou services fournis en vertu de cette loi.
- Les ministres peuvent financer les employeurs pour des augmentations de compensation ; la loi ne les oblige pas à le faire ni à fixer un montant.
- La formation d'urgence, la planification, les rapports et les tâches de personnel peuvent nécessiter des ressources. La loi ne donne aucune estimation des coûts.
- Aucune information disponible publiquement sur les coûts totaux, les montants de financement ou les économies attendues n'est fournie dans le matériel fourni.
Ce qui n'est pas clair#
- Les règlements déterminent quelles fournitures doivent être conservées, en quelles quantités et selon quels standards ; ils façonnent également l'admissibilité aux programmes de compensation et aux règles d'enregistrement en santé.
- Le matériel fourni ne donne pas les dates auxquelles les dispositions nécessitant une proclamation ont pris effet. Les modifications relatives à la gestion des urgences et la Loi sur les EPI nécessitent une proclamation ; certaines règles de profession de santé le font aussi.
- La loi ne précise pas comment le Procureur général mesurera les progrès du plan d'urgence, ni ce qui se passe si le cadre de responsabilité n'est pas respecté.
- La portée des entités du secteur public prescrites, des EPI et des "fournitures et équipements critiques" dépend des règlements.
- La loi ne précise pas les montants ou les bénéficiaires du financement de compensation, ni n'explique comment les équipes de santé de l'Ontario seront impliquées en pratique.
Arguments en faveur#
- Le projet de loi semble destiné à combler les lacunes dans la planification d'urgence en exigeant des évaluations des risques, des inventaires de ressources, un plan de réponse provincial et des rapports de progrès réguliers.
- Un système centralisé d'approvisionnement en EPI pourrait aider à coordonner l'approvisionnement et l'inventaire entre les entités gouvernementales. La communication publique et les politiques de priorisation pourraient rendre certaines parties de ce système visibles.
- Les classes d'enregistrement d'urgence et les limites sur les exigences d'expérience canadienne pourraient rendre l'enregistrement dans les professions de santé plus adaptable pendant les urgences et supprimer un obstacle pour les candidats.
- Les programmes de compensation pourraient diriger le financement vers les employés dont le travail soutient les services publics, tout en permettant des règles d'admissibilité spécifiques aux programmes.
Arguments contre#
- La loi crée des devoirs et des pouvoirs larges, mais de nombreuses règles pratiques dépendent de règlements qui ne sont pas inclus ici. Les coûts, les niveaux d'approvisionnement et les règles d'admissibilité sont donc flous.
- Les décisions centrales de chaîne d'approvisionnement peuvent affecter quelles entités reçoivent des fournitures et quand. La loi permet des politiques de priorisation mais ne fixe pas les priorités dans la loi.
- Le cadre d'urgence doit être suivi par les fonctionnaires nommés et tout ministre prescrit, mais la loi ne prévoit pas de processus d'application distinct.
- Les programmes de compensation peuvent exclure des employés qui ne sont pas admissibles, et la loi limite certaines plaintes et réclamations liées aux programmes. Les détails d'admissibilité et de litige dépendent des règlements.