Plan pour freiner la contrebande illégale d'armes de poing

Résumé#

Le projet de loi 52, Loi sur l'arrêt de la contrebande illégale d'armes de poing, 2021, créerait une nouvelle loi; il ne modifie pas une autre loi. Son objectif déclaré est d'empêcher les armes de poing illégales d'entrer en Ontario. Il exigerait que le Procureur général, ou un autre ministre assigné à la loi, recherche la question et publie un plan; toute poursuite ou nouvelle législation dépendrait des conclusions et décisions du ministre.

  • Dans l'année suivant l'entrée en vigueur de la loi, le ministre doit élaborer et publier un plan de litige concernant les armes de poing illégales.
  • Le ministre doit rechercher comment les armes de poing illégales entrent en Ontario et y sont vendues, les moyens possibles d'aborder leur entrée, les bases légales possibles contre les fabricants d'armes de poing, et si une action en justice est susceptible d'inciter des changements dans l'industrie qui protègent mieux les Ontariens.
  • Dans l'élaboration du plan, le ministre doit consulter les communautés touchées, les professionnels du droit impliqués dans des litiges contre des entreprises de tabac ou pharmaceutiques, ainsi que les professionnels de l'application de la loi et de la sécurité frontalière.
  • Si le ministre constate qu'une action en justice est raisonnablement susceptible d'inciter ces changements dans l'industrie, il doit prendre des mesures pour commencer l'action dans les six mois suivant l'élaboration du plan.
  • Si cette constatation est faite, le ministre doit élaborer une législation concernant l'action en justice uniquement si le ministre considère que cela est dans l'intérêt public. Le ministre doit également faire rapport à l'Assemblée dans les six mois suivant l'élaboration du plan.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Gouvernement de l'Ontario : Le ministre devra effectuer la recherche, la consultation, la planification, la publication et le rapport. Le projet de loi ne prévoit pas une nouvelle opération frontalière, une interdiction ou un processus d'enquête sur des armes à feu individuelles.
  • Communautés touchées et professionnels spécifiés : Le ministre doit les consulter lors de l'élaboration du plan. Le projet de loi ne précise pas comment la consultation doit se dérouler ni comment leurs opinions doivent être utilisées.
  • Fabricants d'armes de poing : Ils pourraient faire face à une action en justice si le ministre fait la constatation requise et prend des mesures pour la commencer. Le projet de loi ne commence pas lui-même une poursuite ni n'établit qu'un fabricant est responsable.
  • Public : Le plan serait publié sur un site web gouvernemental, et le rapport serait déposé à l'Assemblée. Le projet de loi ne crée pas un nouveau bénéfice ni ne change directement les droits ou obligations des personnes concernant les armes à feu.

Argent#

Aucune information sur les coûts n'est disponible dans le matériel disponible.

  • Le projet de loi exige des recherches ministérielles, des consultations, un plan, une publication et un rapport, mais ne donne aucune estimation de coût ou chiffre d'effectifs.
  • Une action en justice pourrait nécessiter des ressources publiques si elle est poursuivie; le projet de loi ne donne aucune estimation.
  • Le projet de loi n'affecte pas un montant spécifique d'argent ni ne crée de frais ou d'amende.

Ce qui n'est pas clair#

  • Le projet de loi ne définit pas « armes de poing illégales », « communautés touchées », ou ce qui rend une action en justice « raisonnablement probable » d'inciter des changements dans l'industrie.
  • Il ne donne aucune méthode pour décider si cette probabilité a été atteinte, et aucun détail sur la manière dont une poursuite serait choisie ou menée.
  • Il ne fixe pas de règles pour la consultation, comme qui doit être consulté au sein de chaque groupe nommé ou comment leurs contributions affectent le plan.
  • Il exige un rapport dans les six mois suivant le plan, mais l'appelle un « rapport annuel » dans une disposition ultérieure sans établir de calendrier de rapport annuel.
  • Le projet de loi n'explique pas comment toute action ou plan proposé interagirait avec les efforts provinciaux ou fédéraux existants.

Argument en faveur#

  • Le projet de loi semble destiné à aborder les armes de poing illégales en exigeant des recherches sur leur entrée et leurs ventes en Ontario, plutôt que de supposer à l'avance quelles en sont les causes ou les solutions.
  • Un argument possible en faveur du projet de loi est qu'il obligerait le gouvernement à évaluer si une action en justice pourrait influencer les fabricants, et exigerait des mesures vers une poursuite si le ministre constate qu'il est raisonnablement probable que cela se produise.
  • La consultation requise et le rapport public pourraient rendre le plan et le raisonnement du gouvernement visibles.

Argument contre#

  • Le projet de loi exige des recherches et un plan, mais ne change pas lui-même l'application des lois frontalières ni ne réduit l'approvisionnement en armes de poing illégales.
  • La décision de savoir si une poursuite est susceptible d'inciter des changements dans l'industrie revient au ministre, et le projet de loi ne fixe pas de critères pour ce jugement.
  • Le projet de loi ne fournit aucune estimation de coût pour la recherche ou le litige possible, et ne dit pas comment le gouvernement pèserait ces coûts par rapport aux résultats probables.
  • L'exigence de consultation ne précise pas comment les communautés touchées ou les professionnels participeraient ni comment leurs opinions façonneraient le plan.

Votes

Second Reading of Bill 52

Pour (37%)
Contre (63%)