Le projet de loi no 497, Loi visant à assurer la qualité de l’air, a été présenté par Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine.
Il créerait une stratégie nationale sur la qualité de l’air. Cette stratégie mobiliserait le gouvernement, les municipalités, les entreprises et d’autres acteurs.
Les principales mesures proposées sont les suivantes :
Le gouvernement devrait aussi adopter un plan d’action quinquennal, avec des cibles précises et un programme de coordination des mesures. Un rapport public devrait être produit avant la fin de chaque période de cinq ans.
Le projet prévoit que le premier plan d’action serait rendu public dans les 18 mois suivant la sanction de la loi. Il modifierait aussi le moment d’entrée en vigueur d’une disposition d’une loi de 2017 sur les autorisations environnementales.
Le texte ne précise pas les nouvelles normes, les seuils de pollution, le financement ni les sanctions applicables.
Si le projet est adopté, la population pourrait avoir accès à davantage d’information sur la qualité de l’air, notamment à l’aide d’un indice en temps réel.
Les personnes plus vulnérables à la pollution — par exemple les enfants, les personnes âgées et celles qui ont des problèmes respiratoires ou cardiaques — pourraient recevoir de meilleurs conseils de santé.
Les projets immobiliers et certains projets industriels pourraient être évalués en tenant compte davantage de leurs effets sur la santé. Des restrictions ou des mesures particulières pourraient éventuellement s’appliquer dans les secteurs à risque, mais le projet ne précise pas lesquelles.
Les municipalités pourraient être appelées à participer à l’augmentation du verdissement urbain et à la surveillance de la qualité de l’air. Les entreprises pourraient faire l’objet d’un suivi accru si elles présentent un risque de non-conformité.
Les effets concrets dépendraient toutefois du contenu des futurs plans d’action, des normes adoptées et des sommes disponibles.
Aucune estimation financière n’est fournie dans le projet de loi.
La mise en œuvre pourrait entraîner des dépenses publiques pour :
Les municipalités et les entreprises pourraient aussi devoir engager des coûts supplémentaires pour participer à la stratégie ou respecter de nouvelles normes. Le projet ne précise pas si une aide financière serait offerte.
Les partisans pourraient soutenir que le projet :
Ils pourraient également faire valoir qu’il est moins coûteux de prévenir les effets de la pollution que de traiter ses conséquences sur la santé.
Les opposants pourraient soulever plusieurs questions :
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