Résumé#
Le projet de loi 74, La Loi sur les soins de santé du peuple, 2019, a été promulgué en tant que Chapitre 5 des lois de l'Ontario de 2019. Il crée la Loi sur la connexion des soins, 2019, continue la corporation existante des Initiatives de programme de santé sous le nom de Santé Ontario, et modifie ou abroge d'autres lois, y compris la Loi de 2006 sur l'intégration des systèmes de santé locaux. Son objectif déclaré est de créer un système de santé plus connecté et coordonné.
- Santé Ontario est une agence de la Couronne (une organisation agissant pour le gouvernement provincial). Elle doit avoir un conseil d'administration, un directeur général et du personnel, et elle doit travailler sous un accord de responsabilité pluriannuel avec le ministre.
- Le ministre peut désigner des systèmes de prestation de soins intégrés composés de personnes ou d'organisations capables de fournir au moins trois types de services énumérés. Santé Ontario peut financer des services de santé et des services non liés à la santé, selon les conditions qu'elle fixe.
- Le ministre peut ordonner aux fournisseurs de services de santé financés et aux systèmes de prestation de soins intégrés de modifier les services, de les déplacer ou de les transférer, de s'associer ou de fusionner, ou de cesser leurs activités. Les ordres peuvent également exiger des actions connexes, y compris des transferts de propriété. Des limites s'appliquent, y compris des protections pour certaines propriétés et organisations caritatives.
- Le ministre peut ordonner des transferts d'actifs, de dettes, de droits, de devoirs et d'employés d'organisations nommées — y compris des réseaux d'intégration de la santé locaux — vers Santé Ontario, un fournisseur de services de santé ou un système de prestation de soins intégrés. Le ministre peut également dissoudre ces organisations.
- La Loi crée des conseils de santé autochtones et un conseil consultatif sur les services de santé en langue française pour conseiller le ministre. Santé Ontario doit engager des entités de planification de la santé autochtones et en langue française spécifiées dans le cadre de ses fonctions.
Ce que cela signifie pour vous#
- Patients : La Loi interdit à Santé Ontario et aux fournisseurs financés de conclure des accords qui restreignent les services en fonction de l'endroit où une personne vit en Ontario. Les décisions d'intégration ne peuvent pas exiger que les patients paient pour des services, sauf si une autre loi le permet. Cela ne garantit pas que chaque service sera disponible partout.
- Fournisseurs de services de santé et organisations de soins : Si Santé Ontario propose de financer une organisation de prestation, l'organisation et Santé Ontario doivent négocier un accord de responsabilité de service. Si elles ne parviennent pas à un accord, Santé Ontario peut offrir des conditions qui deviennent contraignantes après des délais fixés, à moins que les parties ne conviennent d'un autre processus. Les organisations financées peuvent également faire l'objet d'audits ou d'examens et doivent fournir des informations.
- Fournisseurs et employés : Certaines organisations et leurs employés pourraient être transférés par ordre ministériel ; le service des employés est considéré comme continu. La Loi ne transfère pas elle-même chaque organisation nommée. Le ministre peut également ordonner des changements majeurs de service ou, dans certains cas, la fermeture ou la fusion. Des limites spéciales s'appliquent aux municipalités, à certains opérateurs de soins de longue durée, et aux fusions ou transferts impliquant des organisations à but lucratif et à but non lucratif.
- Communautés autochtones et francophones : Le ministre doit établir les conseils consultatifs. La Loi exige une consultation avec les communautés autochtones avant la nomination des membres du conseil autochtone et avant que les entités de planification de la santé autochtone soient spécifiées. Elle ne précise pas de règles détaillées pour l'adhésion au conseil ou la manière dont les conseils doivent être utilisés.
- Contribuables : Santé Ontario est soumise à des audits annuels par le vérificateur général. La Loi ne promet pas que l'intégration produira des économies ou de meilleurs soins.
Finances#
Aucune estimation des coûts n'est disponible dans le matériel fourni.
- Le ministre peut financer Santé Ontario, qui peut à son tour financer des fournisseurs et d'autres organisations. La Loi ne fixe aucun montant ni garantie de financement.
- Santé Ontario doit employer un directeur général et peut embaucher le personnel qu'elle juge nécessaire. Aucune estimation des effectifs ou des coûts n'est fournie.
- La Loi permet une certaine compensation lorsque des biens sont transférés dans le cadre d'une décision d'intégration, selon des règles qui seront établies par règlement. Elle stipule également qu'il n'y a généralement pas de compensation pour les pertes causées par des actions en vertu de la Loi.
Ce qui n'est pas clair#
- Le matériel fourni n'inclut pas les anciennes lois dans leur intégralité, je n'ai donc pas pu vérifier chaque changement par rapport à la loi qui s'appliquait avant le projet de loi 74.
- La Loi laisse de nombreux détails opérationnels aux règlements, y compris certaines règles de désignation, des exigences de consultation et des règles de compensation.
- Le texte ne donne pas les coûts de financement, de personnel ou de mise en œuvre, ni n'explique comment ces coûts seraient répartis.
- Le calendrier exact dépend des dispositions d'entrée en vigueur et, pour certains changements, des proclamations. Aucune date n'est donnée dans le matériel fourni.
- La Loi prévoit certaines étapes de notification et de soumission pour les décisions d'intégration, mais ne précise pas de processus d'appel général pour celles-ci.
Arguments en faveur#
- Le projet de loi semble destiné à aider les fournisseurs de santé à coordonner les soins à travers les types de services et les emplacements par l'intermédiaire d'une seule agence provinciale.
- Une agence unique avec des pouvoirs de financement, de planification et de coordination pourrait faciliter l'alignement des services et le partage des normes à travers l'Ontario.
- La Loi exige que les décisions d'intégration écrites énoncent leur objectif, leurs actions et leur calendrier, et prévoit une notification publique et des soumissions sur certaines ordonnances proposées.
- La règle de mobilité des patients et les limites sur le fait de facturer les patients pour des services affectés par l'intégration pourraient aider à protéger contre certaines barrières d'accès.
Arguments contre#
- Les pouvoirs d'intégration du ministre sont larges : les ordres peuvent exiger des fournisseurs qu'ils modifient ou cessent des services, transfèrent des opérations ou des biens, ou fusionnent. La Loi ne prévoit pas de processus d'appel général pour ces décisions.
- Le projet de loi ne précise pas les détails de financement, de personnel ou de supervision nécessaires pour juger comment la nouvelle structure fonctionnera en pratique.
- Certains pouvoirs de collecte d'informations atteignent des informations personnelles, et les enquêteurs peuvent accéder à des informations de santé personnelles lorsqu'elles sont nécessaires pour une enquête, sous réserve de limites dans la Loi.
- La Loi interdit généralement la compensation pour les pertes causées par des actions en vertu de celle-ci, bien qu'elle prévoie une voie de compensation limitée pour certains transferts de biens.