Le projet de loi sur le bien-être des enfants élargit l'autorité de protection

Résumé#

Le projet de loi 21, Loi modifiant la Loi sur le bien-être des enfants et des jeunes, modifierait la Loi sur le bien-être des enfants et des jeunes du Nouveau-Brunswick de 2022. Son principal changement est d'autoriser le ministre du Développement social à conclure certains accords avec le parent d'un enfant ou d'un jeune sans retourner l'enfant ou le jeune aux soins de ce parent. Le projet de loi ne précise pas d'objectif distinct. Le texte fourni est étiqueté première lecture; il n'est pas loi à moins d'être adopté.

  • Le ministre peut conclure un accord avec un parent, y compris un accord de garde ou de tutelle, pour protéger le bien-être d'un enfant ou d'un jeune sans les retourner aux soins du parent.
  • La nouvelle autorité serait considérée comme en vigueur à partir du 26 janvier 2024.
  • Certains accords conclus entre le 26 janvier 2024 et l'entrée en vigueur de la Loi seraient réputés valides s'ils sont conclus dans les cinq jours suivant les interventions de soins protecteurs.
  • Les actions connexes prises ou envisagées en vertu de la nouvelle autorité pendant cette période seraient confirmées comme valides. Les accords toujours en vigueur lorsque la Loi entre en vigueur resteraient valides et efficaces.
  • Si le ministre a agi de bonne foi, le projet de loi interdirait les procédures contre la Couronne ou le ministre qui remettraient en question l'autorité du ministre à prendre ces actions.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Parents et enfants ou jeunes : Le ministre peut conclure l'accord spécifié sans retourner l'enfant ou le jeune aux soins du parent. Le projet de loi n'exige pas que le ministre conclue un accord ou établisse un processus pour que les parents en demandent un.
  • Ministre du Développement social : Le projet de loi fournirait cette autorité et validerait certains accords et actions passés. Le projet de loi ne précise pas comment ces accords doivent être conclus ou surveillés.
  • Loi actuelle : Le matériel fourni n'inclut pas la Loi de 2022 dans son intégralité, donc je n'ai pas pu vérifier comment ce changement s'intègre à ses autres règles.

Argent#

Aucune information sur les coûts n'est disponible dans le matériel fourni.

  • Le projet de loi ne précise pas de montant de financement ni ne fournit d'estimation des coûts.
  • Il n'autorise pas expressément de nouveaux financements ou de nouveaux effectifs.

Ce qui n'est pas clair#

  • Le projet de loi ne définit pas les "interventions de soins protecteurs". Je n'ai pas pu vérifier si la Loi parentale définit ce terme.
  • Il n'explique pas comment les accords sont proposés, quels termes ils peuvent contenir, ou comment les opinions de l'enfant ou du jeune sont prises en compte.
  • Il ne précise pas les processus de surveillance, d'examen ou d'appel pour ces accords.
  • Le projet de loi fait référence à sa date d'entrée en vigueur mais ne précise pas cette date dans le texte fourni.
  • Il n'est pas clair comment la nouvelle autorité interagirait avec d'autres dispositions ou processus de la Loi parentale.

Argument en faveur#

  • Un argument possible en faveur du projet de loi est qu'il donne au ministre une autorité claire pour conclure des accords destinés à protéger un enfant ou un jeune sans les retourner aux soins d'un parent.
  • La validation des accords et actions passés qualifiés pourrait réduire l'incertitude quant à savoir si le ministre avait l'autorité de les conclure.
  • Le maintien des accords qui sont encore en vigueur pourrait éviter de perturber ces arrangements uniquement en raison de l'incertitude concernant l'autorité du ministre.

Argument contre#

  • Le projet de loi validerait rétroactivement des actions passées, y compris des actions prises ou envisagées en vertu de la nouvelle autorité.
  • Si le ministre a agi de bonne foi, les procédures remettant en question l'autorité du ministre pour ces actions seraient interdites. Le projet de loi ne précise pas de processus distinct pour examiner si un accord ou une action était autrement approprié.
  • Le projet de loi laisse des détails importants—comme la manière dont les accords sont conclus, surveillés ou examinés—à des règles ou des processus non spécifiés dans le texte.